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Sommaire

 

l'autisme et la méthode psychanalytique

Le mariage pour "tous"

Graphologie et recrutement: Norme Afnor

Les schizophrénies

Le mental anorexique

Psychopathologie des écritures

La dépression

Les"disciples" de Freud

L'histoire de l'écriture

Les deux hémisphères du cerveau

La règle fondamentale en psychanalyse

L'inconscient en psychanalyse et en graphologie

L'affaire Dreyfus et l'expertise en écritures

La dysgraphie

Réforme de la psychiatrie

La dépendance hynotique au travail

La biennale des Aidants

Prendre en compte les aidants dans l'évaluation des personnes fragilisées

Humanagement

L'évaluateur gérontologique

Réflexion...

Les "Mots" de Victor Hugo

"La psychotraumatologie"

Les mercredis d'autisme 75

"Je ne sais quoi"

La violence

...


 

1) l'autisme et la méthode psychanalytique

Mon commentaire porte essentiellement sur le rôle de la psychanalyse dans le domaine de l'autisme. Je vous laisse le soin de vous documenter sur l'aspect spécifique et complexe de ce handicap.  

Toutefois, je tiens à rappeler que l'autisme n'est pas une maladie mentale d'origine psychologique. Il s'agit d'un handicap neurologique et cognitif. L'origine est génétique, mais aussi due à d'autres facteurs; environnementaux, infectieurx, métaboliques...

La HAS "Haute Autorité de Santé" met en cause le recours à la psychanalyse dans la prise en charge de l'autisme. Mais à ce jour aucune méthode n'est validée.

Sont favorisées les approches cognitives, comportementales, les méthodes TEACCH, ABA, PECS, pour ne citer que celles-ci.

La psychanalyse n'est en rien interdite, elle souffre depuis un certain temps d'une méconnaissance voire d'une reconnaissance "actualisée".

La très grande majorité des psychanalystes n'utilisent pas leur méthode thérapeutique pour rechercher le ou la coupable dont souffre le patient et particulièrement l'autiste.

La psychanalyse a progressé dans ses théories et ses recherches cliniques. En ce qui concerne l'autisme, son champs d'action doit aider à mettre du sens sur les comportements de l'autiste.

La méthode psychanalytique ne se veut pas, et ne se doit pas, être exclusive mais complémentaire.

Nous savons que l'autiste a des difficultés à prendre en compte l'existence de l'autre et l'aider au quotidien, accompagné de méthodes citées plus haut, sera bénéfique pour que l'enfant autiste accèpte un autre que Soi.

Il est par conséquent indispensable qu'il puisse bénéficier du système scolaire au même titre que les "autres" enfants.

Le Professeur Bernard Golse, pédopsychiatre et psychanalyste, dont je me suis inspiré pour la rédaction de cette petite note, souligne très justement que les enfants autistes doivent bénéficier d'un système éducatif, d'une prise en charge psychomotrice et thérapeutique.

Je le cite: "Il faut mettre des mots sur ses émotions...et non pas rechercher un coupable"

Psychiatres, neuroscientifiques, psychanalystes et psychothérapeutes, doivent se mettre d'accord sur la définition de l'autisme en ce sens que l'enfant autiste a du mal à ressentir que l'autre existe et qu'une utilisation intelligente et complémentaire de différentes méthodes thérapeutiques, même d'approche psychanalytique, doit être prise en compte pour aider l'enfant à mettre des mots sur ses émotions, ses angoisses.

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Lors d'un Colloque sur le syndrome d'Asperger organisé par l'APIPA-ASPERGER-TED, en présence de Théo Peeters, neurolinguiste, j'ai relevé les citations suivantes:

"De nos jours, l'autisme a plus besoin d'humanité que de recherches..."

"Les autistes sont des penseurs perceptifs...nous, nous sommes des penseurs conceptuels"

"Quand on pense différent, on est différent"

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L'Association de Parents pour l'Intégration des Personnes atteintes du syndrome d'Asperger, APIPA-ASPERGER-TED, dont le siège social se situe à 51500 Puisieulx 

a pour buts de faire connaître le syndrome d'Asperger et l'autisme de haut-niveau. De favoriser l'intégration des enfants et jeunes adultes en milieu de vie ORDINAIRE...

Egalement, de former des personnels compétents et de SOUTENIR les familles.

Retrouvez et aidez cette association sur:

WWW.ASPERGER-INTEGRATION.COM

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"L'autisme est un soleil inversé: ses rayons sont dirigés vers l'intérieur"

Christian Bobin, écrivain

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AUTISME GRANDE CAUSE NATIONALE 2012

 MAIS LE COMBAT DES FAMILLES ET DES ASSOCIATIONS CONTINUE...

 

Loi handicap du 11/02/2005 sur www.legifrance.gouv.fr

                                                                                                                                                                                                                                             

 


 

 

2) Le mariage "pour tous"

Les orateurs pédopsychiatres et psychanalystes ont été entendus le jeudi 15 novembre 2012 (Public Sénat) après l'avis des sociologues sur la question de l'homoparentalité qui suscite des controverses.

J'ai noté deux observations très intéressantes du pédopsychiatre Stéphane Nadaud et je cite:

"Nous, les cliniciens, n'avons rien à dire sur ce qui devrait être mais sur ce qui est"

"Le débat sur le mariage pour tous s'alimente à deux mamelles, la mamelle canonique, c'est-à-dire religieuse, et la mamelle civiliste, c'est-à-dire plutôt laique"

Madame Elisabeth Roudinesco a évoqué le magnifique roman de Victor Hugo "Les Misérables" paru en 1862.

Historienne de la psychanalyse, Mme Roudinesco nous a relatés en quelques mots un Jean Valjean "père, mère, ami, tuteur". Un ancien forçat qui en un seul "substitut" a élevé la petite Cosette devenue une femme "équilibrée", sociable, aimante et aimée, malgré une enfance séparée de ses parents père-mère.

Ceci pour dire qu'il n'y a pas qu'un seul schéma et ce qui compte c'est l'amour donné à l'enfant par ses parents, de même sexe ou non, ou par une seule personne, parente ou non. Si l'enfant reçoit et perçoit cet amour, le regard des autres le percevra aussi.  

Je cite: "La famille n'est pas menacée mais elle se pérennise"

 

Pour infos: Légifrance.gouv.fr

 

"Respect mutuel, c'est là le mariage"

Nietzsche

 

                                                                                                                                                                                                                                                           Eric Marié


                                                                              

1) Graphologie et recrutement 

NORME AFNOR NFX 50-767
Utilisation de la graphologie légitimée

  

La Commission de Normalisation (AFNOR) des cabinets de conseil en recrutement, regroupant des professionnels du conseil en recrutement, des représentants du Ministère du Travail, du MEDEF, de l'APEC, de l'ANPE, des DRH, a intégré les syndicats de graphologues professionnels lors des travaux d'homologation de la norme "cabinet conseil en recrutement" en juin/juillet 2001.

 

Depuis le 28 novembre 2001, date de parution de la norme au J.O, la Graphologie est reconnue en tant qu’outil d’aide à la sélection professionnelle ayant sa place parmi les techniques utilisées dans le processus du recrutement.

 

Les modalités de recours à la graphologie ont été précisées de manière à garantir la qualité des prestations tant pour les entreprises que pour les candidats.

 

Les engagements « qualité » du Cabinet Conseil en Recrutement sur ses moyens concernant les Graphologues sont :

 

  • une formation initiale supérieure de 3 ans minimum ou une expérience professionnelle de 10 ans dans les sciences humaines
  • une formation spécialisée à la graphologie de 3 ans minimum
  • une connaissance du milieu de l’entreprise
  • une expérience professionnelle de 3 ans minimum ou un tutorat de 3 ans
  • le respect du code de déontologie professionnelle.

 

Les modalités de travail du Graphologue sont :

 

  • l’utilisation de la description du poste et du profil et, le cas échéant, d’autres éléments
  • l’utilisation de manuscrits originaux de moins d’un an (photocopies et télécopies exclues)
  • la mise à disposition du curriculum vitae du candidat
  • l’identification de l’étude avec la date et l’objet de la demande
  • l’indication de la nature des documents utilisés.

  

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"L'écriture est un répertoire de signes et de sens"

'Tout est langage'

Françoise Dolto

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Vous trouverez dans ma rubrique "blog" quelques informations sur le métier de graphologue.

 De nombreux graphologues sont également psychologues, psychanalystes...

Ils ne cessent de se former tout au long de leur vie professionnelle...

  

                                                                                                                                                                                                   Eric Marié


 

2) Les schizophrénies

Le terme schizophrénie a été créé en 1911 par Eugen Bleuler, psychiatre suisse (1857-1939), qui sert à désigner un groupe de psychoses

Il s’agit d’un groupe de psychoses particulièrement graves caractérisées par le phénomène de dissociation. Le terme schizophrénie signifie en grec « esprit clivé ». 

Avant Bleuler, Emil Kraepelin (1856-1926), psychiatre allemand, rangeait sous le vocable de « démence précoce », la psychose chronique survenant chez un adolescent ou un jeune adulte. 

En psychopathologie, la psychose est une maladie mentale grave atteignant globalement la personnalité du patient et justifiant le plus souvent une prise en charge thérapeutique intensive avec parfois la nécessité d’une hospitalisation contre le gré du patient. 

La schizophrénie est donc une psychose grave survenant chez l’adulte jeune, habituellement chronique, cliniquement caractérisée par des signes de dissociation mentale, de discordance affective et d’activité délirante incohérente, entraînant généralement une rupture de contact avec le monde extérieur et un repli autistique.

 

La forme simple ou indifférenciée 

 

Nous constatons une série de symptômes impliquant des changements rapides des principaux indicateurs de la schizophrénie. Les signes fondamentaux qui existent dans ce type évoluent sur un mode mineur. 

Nous retrouvons les symptômes suivants : La confusion, un état émotif intense, un état dépressif, de la peur et des hallucinations.

 

Les trois formes classiques

 

La forme hébéphrénique : 

Cette forme est caractérisée par une déficience progressive de la mobilité, du jugement et de l’affectivité. 

Il s’agit de la forme la moins répandue ; elle commence plus tôt et ne « pardonne pas ». La désorganisation est profonde. Nous notons principalement : 

Des grimaces, des désordres de langage*, des hallucinations auditives, des délires de type religieux, un sentiment de persécution, un état agressif, des comportements bizarres (ex : des obscénités sans honte)

 

La forme paranoide : 

Le délire paranoide est un syndrome délirant caractéristique de la schizophrénie. 

Nous notons principalement : 

De la méfiance et des soupçons, des délires de persécution et des hallucinations, des absences de sens critique, des comportements imprévisibles dont certains peuvent être dangereux. 

Remarquons que dans ce type de schizophrénie, le sujet répond le plus souvent aux traitements antipsychotiques.

 

La forme catatonique : 

Cette forme est caractérisée par des désordres psychomoteurs tels : 

De l’agitation, de la raideur musculaire, de la stupeur, des troubles du langage importants, mutisme. 

Nous trouvons également la combinaison « hébéphréno-catatonie » dans laquelle la catatonie est au premier plan. Le sujet aura tendance à se replier sur lui-même pour tenter de maîtriser son vécu délirant terrifiant.

Quand nous abordons la schizophrénie nous devons plutôt parler de schizophrénies au pluriel car, comme nous l’avons vu, il existe plusieurs types de schizophrénies. 

Elles se caractérisent par un manque de contact avec la réalité et une désorganisation de plus en plus grande de la personnalité.

 

Ainsi, nous constatons deux types majeurs de cette maladie:

 

-          Le type évolutif : Il s’agit d’une aggravation systématique des comportements de retraits et de désorganisation. Dans ce cas, le pronostic est le moins favorable.

 

-          Le type réactif : La maladie évolue plus rapidement et souvent déclenchée par un évènement traumatisant. Les symptômes peuvent disparaître avec des rechutes possibles ; mais le pronostic demeure plus favorable.

 

Le Moi et l’image du corps du schizophrène sont détruits. Il n’y a plus d’unité mais une fragmentation de la personnalité.

 

Nous constatons dans cette  pathologie une fission de l’être, une dissociation qui fait éclater l’unité du personnage du malade. L’autre caractéristique majeure de la maladie consiste en un repli délirant sur soi-même. 

Des comportements suicidaires sont observables chez des sujets atteints de schizophrénie.

Cliniquement, la schizophrénie regroupe un ensemble de troubles ou dominent la discordance, l’incohérence, l’ambivalence, le repli sur soi, les idées délirantes, les hallucinations et de profondes perturbations affectives.

 

Désordres du langage*: 

Exemple: la logorrhée (un besoin fort de parler et souvent incohérent) et aussi son équivalent en graphologie (la graphorrhée, impulsion irrésistible à écrire)

  

"Je suis schizophrène, et moi aussi"

Carl Gustav Jung

 

A lire! : "Vivre avec...un malade psychique" - Collectif de l'UNAFAM - Editions Josette Lyon

 

Sources:

- Ma formation en psychologie clinique

 

                                                                                                                                                                                                                                                      Eric Marié


 

3) Le mental anorexique

Cette pathologie est repérable par ses conséquences physiques. Elle cache une position psychique particulière, précoce. Le mental anorexique marque toute la trajectoire adolescente

L’adolescence bouleverse en quelques mois un individu. En effet, il s’opère une métamorphose physique importante (la taille, la pilosité…) L’adolescence est une vraie RE-naissance. C’est le passage du monde de l’enfance à celui d’adulte.

 

L’anorexie : d’abord mentale 

 

En psychopathologie, l’anorexie mentale est considérée comme une conduite addictive. C’est-à-dire sur une envie répétée, malgré la conscience du sujet de sa liberté d’action. 

De ce fait, il existe très certainement un lien à l’oralité*

Ce symptôme se traduit par une mauvaise intégration inconsciente de l’image du corps (par exemples les rondeurs féminines) 

Le sujet anorexique aura une préoccupation « tyrannique » de son apparence. 

L’adolescente sera sensible aux moindres remarques de  l’entourage sur « ses métamorphoses » (prise de poids, rondeurs, règles…) 

Jusqu’au jour ou certains sujets auront un déclic et basculeront dans la spirale anorexique. 

Notre environnement, notre société, les phénomènes de mode  participent aussi à ce type de comportement alimentaire. Les corps « parfaits » des magazines, dans les publicités provoquent également un déclic ; être « parfait » pour réussir ! 

Nous observons que l'anorexie ne touche pas uniquement les jeunes filles mais aussi les garçons (ces derniers sont moins nombreux) et nous parlons également d'anorexie du tout petit...

 

L’anorexie : des troubles physiques 

 

Une fois le déclic installé, l’adolescente va prendre un « virage alimentaire » considérable. Elle va peu à peu perdre l’envie de prendre ses repas. Elle va diminuer de façon conséquente les quantités absorbées.

L’amaigrissement sera rapide. 

La personne malade éprouvera, malgré une énergie présente, de la fatigue. Des problèmes d’arthrose, d’ostéoporose, perte de cheveux, de dents pourront intervenir. 

Le sujet va passer de la manipulation au mensonge et va commencer à se défendre d’être malade. Ses positions vont se radicaliser.

 

L’anorexie : un  « virage » relationnel 

 

L’adolescente va peu à peu entrer en conflits avec ses proches. Elle entre dans la provocation et son comportement est de plus en plus insupportable. Elle devient alors triste, méprisante, lointaine. Elle se désocialise.

Elle affiche sa maigreur avec une certaine « force » 

Le sujet anorexique se positionne dans le déni de sa pathologie et refuse souvent de se soigner.

 

*: Je n'aborderai pas en détail l'aspect névrotique de l'anorexie (TCA: trouble du comportement alimentaire). Toutefois, l'étude psychanalytique montre que le refus des aliments procède d'une régression de la libido à la phase orale.

 

Témoignage extrait de l'ouvrage de Marie-Claire, anorexique, publié en 2010 

Marie-claire, une ancienne institutrice de 48 ans, malade anorexique depuis 28 années, témoigne dans son ouvrage « coupable d’anorexie » de  la difficulté de ce combat ou l’anorexie est un monstre qui la dévore.

Elle écrit:

 « je n’arrive pas...je ne parviens pas à me soigner...Et si la médecine est impuissante face à l’anorexie, alors, moi je le suis davantage encore parce que je ne connais pas le remède et l’anorexie ne peut qu’être plus forte que moi puisqu’elle m’enlève toutes mes forces, toute mon énergie. »

 

Sources:

- Ma formation en psychopathologie

 

                                                                                                                                                                                                                                                         Eric Marié


 

4) Psychopathologie des écritures

Ce domaine d'application de la graphologie est le plus complexe. La plus grande prudence est donc de rigueur!


Les écritures dites "pathologiques" sont des écritures éloignées de la "norme". Rappelons que si le graphologue n'est pas médecin-psychiatre, il ne peux en aucun cas établir un quelconque diagnostic.

La "norme" graphologique se base sur trois notions très caractéristiques:

- Le niveau d'organisation de l'écriture; c'est-à-dire l'aspect général comme l'aisance et la maîtrise du geste.

- La notion d'harmonie (notion Jaminienne) comme, par exemple, les proportions, la sobriété, la clarté.

- Le rythme, les inhibitions, l'originalité (Formniveau)

Quand ces trois notions ne présentent pas ou plus les caractéristiques d'un équilbre suffisant, il est possible d'amorcer un travail sur les tendances pathologiques de l'écriture.

(NB: je ne vous présenterai aucun exemple d'écritures dites "pathologiques" dans cette page pour des raisons d'ordre déontologique)

 

Pathologie et normalité

 

Celui « en dehors des normes » ne l'est qu'en fonction de valeurs sociales ou morales qui diffèrent d'une civilisation à une autre.

La rareté du comportement d'une personne ne suffit pas pour lui apposer l'étiquette de pathologique. Certaines différences patentes entre individus peuvent néanmoins être le signe d'états pathologiques.

En médecine, on associe le normal à l'homme saint, mais une personne jamais malade est, du point de vue médical, aussi anormale.

la psychopathologie renvoie la normalité à la capacité d'adaptation des individus; capacité à affronter les conflits (internes, externes)

l'individu dit "normal" est à même de s'adapter à son entourage, à son environnement.

 

Jean BERGERET* utilise le terme de « bien-portant » plutôt que celui de "normal", sa définition:

« ... bien-portant...un sujet conservant en lui autant de fixations conflictuelles ... »

(extrait de "La personnalité normale et pathologique")

 

Névroses et psychoses

 

(ces notions complexes ne seront pas développées dans ce chapitre, vous ne trouverez ici juste un petit rappel de ces terminologies) 

 

Selon LAGACHE*, les névroses sont des affections mentales caractérisées par des troubles fonctionnels sans qu'il y ait atteinte de la personnalité.

Les psychoses , quant à elles, recouvrent l'ensemble des maladies mentales qui mettent en cause de façon grave la cohérence de la personnalité.

les névroses peuvent être résolues par la cure psychanalytique mais la cure ne se prête pas au traitement des psychoses (sauf exception et ce pour certaines psychoses)

Une décompensation du Moi mettra en évidence des problèmes et des sypmtômes liés à la situation oedipienne.

Dans les psychoses, il y a mises à jour des irrésolutions des stades oraux ou du 1er stade anal (exemple de psychose: paranoia) 

les névroses n'affectent pas la perception de la réalité par le sujet alors que dans les psychoses le sujet semble par moment ne plus percevoir la réalité ou il se trouve (exemple de névrose: phobie)

 

Dans le domaine très complexe de la psychopathologie, la graphologie à elle seule, ne peut déceler de façon fiable, l'ensemble des aspects structurels et caractériels d'un individu.

Je n'insisterai jamais assez en disant qu'un graphologue (ou un expert-graphologue), particulièrement dans le domaine très spécifique de la psychopathologie, se doit de travailler en partenariat avec les psychiatres, médecins, psychologues, orthophonistes...

 

L'écriture à tendance névrotique

 

La structure névrotique repose sur un aménagement des conditions de trève dans le conflit latent qui oppose le CA au Surmoi à travers le Moi.

L'aspect général du graphisme révèle un Moi conflictuel. On constate la présence d'une énergie psychique mais mal investie.

Exemple:

Le trait de l'écriture est inégal, instable et la zone médiane de l'écriture (zone du Moi) perturbée, cabossée.

 

L'écriture à tendance psychotique

 

La structure psychotique correspond à un conflit entre pulsions et réalité, conflit dont le Moi arrive à se trouver exclu.

On constate surtout une "absence de vie" dans le graphisme. L'aspect est figé, rigide.

 

 

*Jean Bergeret: Médecin, psychanalyste

*Daniel Lagache: Psychiatre, psychanalyste

 

Sources: 

- Ma formation en graphologie et en psychologie clinique

 

 

 Eric Marié

 


 

5) La dépression

Les symptômes de la DEPRESSION 

 

Définissons tout d’abord ce qu’est une dépression

 

Il s’agit d’une maladie mentale caractérisée par une modification profonde de l’état thymique, de l’humeur dans le sens de la tristesse, de la souffrance morale et du ralentissement psychomoteur.

Elle s’accompagne généralement d’anxiété. Elle entretient chez le patient une impression douloureuse d’impuissance globale, de fatalité désespérante et parfois l’entraîne à des ruminations subdélirantes à thème de culpabilité, d’indignité, d’autodépréciation, pouvant le conduire à envisager le suicide et parfois à le réaliser.

 

Symptômes de la dépression

 

Selon le DSM-IV, la dépression majeure réclame la présence d’au moins 5 des symptômes suivants pendant deux semaines consécutives au moins (Notons que ces symptômes doivent se manifester presque tous les jours) 

-          Une humeur dépressive ou une irritabilité

-          Une perte d’intérêt ou de plaisir dans toutes ou presque toutes les activités

-          Une perte ou un gain de poids, ou une diminution ou une augmentation de l’appétit

-          Une insomnie ou une hypersomnie

-          Une agitation ou un ralentissement psychomoteur

-          De la fatigue ou une perte d’énergie

-          Le sentiment d’être sans valeur ou la culpabilité excessive ou inappropriée

-          Des difficultés de concentration, de pensée ou l’indécision

-          Des pensées et idées suicidaires.

 

Le caractère et les traits de caractère dépressifs sont tout d’abord un sentiment de tristesse profond (mélancolie)

Nous observons une impuissance face aux réalités de la vie quotidienne et un ralentissement des activités se fait ressentir.

En plus des troubles du sommeil et de la mémoire apparaissent aussi des troubles de la libido. Le comportement alimentaire est lui aussi bouleversé (anorexie, boulimie…)

Des pertes d’équilibre, des sensations d’étouffement, des palpitations sont possibles. 

Nous constatons un Moi faible et dévalorisé. Il y a INHIBITION.

 

Pour Sigmund FREUD, la mélancolie ou la dépression s’apparente au deuil (il y a « perte de l’objet »). Il décrit la dépression comme une "psychonévrose narcissique" (conflit entre le Moi et le surMoi)

Pour les psychanalystes, il s'agit d'une régression du Moi due à l'existence de conflits infantiles inconscients non résolus.

 

Conclusion

 

Qui dit « dépression » dit « chute de pression » et comme le précise le psychologue Pierre Daco dans son ouvrage « les victoires de la psychologie moderne » :

« la dépression est un fléchissement de la tension nerveuse ou psychologique…le nombre de symptômes de la dépression est donc élevé. La dépression peut avoir une base purement physique (comme dans la neurasthénie), avec des phénomènes psychologiques surajoutés...

...De même, la dépression peut avoir une base psychologique, familiale, religieuse... ; elle peut apparaître à la suite de tracas prolongés, de doutes, d’anxiété, de craintes etc. qui amènent, par épuisement, un fléchissement de tension » 

La sémiologie des syndromes dépressifs se caractérise par une symptomatologie associant l’altération pathologique de l’humeur, trouble fondamental, l’inhibition psychomotrice ou ralentissement et des signes somatiques exprimant l’atteinte des fonctions instinctuelles.

 

A lire! "La dépression de l'adolescent" - Puf - Henri Chabrol - pédopsychiatre

              "La dépression" - Presses de la Renaissance - Dr Dominique Megglé - psychiatre

 

Sources:

- Ma formation en psychologie clinique EPC et des ouvrages cités ci-dessus

 

"L"habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même"

Albert Camus

 

                                                                                                                                                                                                                                                           Eric Marié


 

 6) Les "disciples" de Freud

L’histoire de la psychanalyse va se caractériser par une succession d’amitiés fortes et de farouches ruptures. 

Après avoir rompu avec Joseph Breuer, médecin et physiologiste autrichien (1842-1925), Sigmund Freud rompt avec Wilhelm Fliess, médecin allemand (1858-1928) 

Alfred Adler, médecin et psychothérapeute autrichien (1870-1937), connaîtra le même destin. Après avoir été un fervent défenseur de la pensée freudienne, Adler se démarquera de  Sigmund Freud, le "Maître", par l’élaboration de ses propres théories.

Nous verrons également le "sort" de Jung et aborderons, en quelques mots, les divergences entre Anna Freud et Mélanie Klein.

 

Adler et Freud 

 

Adler n'a jamais été un "disciple" de Freud comme on l'a souvent dit et encore moins un dissident...il avait déjà ses propres opinions sur l'importance de la fonction des interactions interpersonnelles dans la construction de la personnalité.

Il faut noter que l’amitié entre les deux hommes (dès 1902) ne fut jamais très chaleureuse. En effet, trop de différences les séparaient et les opposaient : milieu social, sentiment religieux, technique médicale et orientation psychologique. 

Très tôt, dès 1904, Adler se rend compte qu’il ne pourrait jamais apporter à Freud l’assentiment total qu’il attendait et même exigeait tacitement. Toutefois, Freud refusa la démission d’Adler et fut nommé Président de l’Association des Psychanalystes de Vienne. 

La Psychologie Individuelle Comparative d’Adler se manifeste dès le début de sa carrière médicale. Toujours tourné vers le problème social et la vie du travailleur, Adler considère que l’état de santé d’un homme est en rapport direct avec son métier, les conditions dans lesquelles il le pratique et le cadre économique qui est le sien. Citons à ce propos Adler : « L’être humain n’est pas une abstraction immanente à l’individu isolé. Dans sa réalité il est l’ensemble des conditions sociales ». L’homme est donc, pour Adler, le produit de la société mais il est d’abord et avant tout le producteur de ses conditions de vie.

C’est en 1907, par l’Etude sur l’infériorité des organes qu’Adler met en évidence le sentiment d’infériorité, point de départ de sa théorie sur le « complexe d’infériorité ». C’est dans son principal ouvrage « Le tempérament nerveux », publié en 1912, qu’Adler exposera en détail son point de vue sur le complexe d’infériorité et les névroses qui l’accompagnent. 

Adler n’acceptait pas sans réserve toutes les théories de Freud. S’il accorde une certaine importance au refoulement, s’il tient compte de l’Interprétation des rêves dans le traitement des névrosés, il réfute la libido comme source et cause des manifestations névrotiques. 

Adler n’admet pas l’hypothèse du désir incestueux dans l’Œdipe. 

Adler écrit : « Le but final de toute névrose consiste dans une exaltation du sentiment de la personnalité dont la modalité la plus simple est donnée par l’affirmation exagérée de la virilité…la formule « Je veux être un homme complet » constitue la formule directrice…la libido, l’impulsion sexuelle, les penchants pervers, quelle que soit leur provenance, sont subordonnés à la même idée directrice » 

Adler n’admet pas non plus la deuxième conception freudienne sur l’étiologie sexuelle des névrosés. C’est l’emploi équivoque de « l’image sexuelle » qu’Adler réfute. 

Les oppositions doctrinales s’accentuent entre Adler et Freud et c’est en 1911 que leur séparation devient totale.

De plus en plus éloigné de Freud, Adler s’oriente vers la pédagogie. En 1927, il devient titulaire d’une chaire en psychologie médicale à la « Colombia University » de New York. 

Après sa rupture avec le Maître viennois, Adler poursuit jusqu’à sa mort en 1937 son activité de clinicien et son œuvre théorique sur les rapports « dominant-dominé »

 

Jung et Freud

 

A l’opposé de la conception freudienne se trouve celle d’un ancien élève de Freud, Carl Gustav Jung. 

Jung est gêné par le contenu sexuel du fantasme et par le lien qu’il y a entre la cause du désir et la jouissance. Il fait de la libido une énergie naturelle. 

La rupture la plus retentissante a été celle opérée  entre Freud et Jung. Après avoir été étroitement liés, tant d’un point de vue intellectuel qu’affectif, les deux hommes se déchirent.

Dès 1911, Jung prend de la distance avec les théories de Freud sur l’interprétation des rêves, préférant se rapporter au symbolisme, aux mythes, à l’histoire de l’humanité, plutôt que de voir les rêves, comme réalisation de désirs. 

Mais c'est sur la théorie de la sexualité que les deux hommes s’opposent dans leur façon de penser. 

La publication de « Métamorphoses et symboles de la libido » en 1912 fait apparaître les premières divergences avec les thèses freudiennes, concernant principalement la nature de la libido, qui devient chez Jung l’expression psychique d’une « énergie vitale » et qui n’est pas uniquement d’origine sexuelle. 

Leur avis diverge sur l’inceste. Pour Jung, l’inceste est désiré parce qu’interdit et il est interdit parce que trop angoissant. 

Jung refuse de tout réduire à des traumatismes infantiles et ne renonce pas à ses théories sur la religion, la spiritualité et l’occultisme. Jung va jusqu’à critiquer l’attitude tyrannique de Freud à l’égard de ses élèves. 

En 1913, la rupture avec Freud est consommée et Jung donne à sa méthode le nom de « psychologie analytique » 

Bien qu’il existe également des raisons de désaccords « politiques » entre les deux hommes au sujet de leurs théories respectives, et bien que Freud critique l’aspect trop religieux ou mythologique de Jung, leur rupture clôt une amitié effective et ils ne s’en remettront jamais.

 

Anna Freud et Mélanie Klein

 

La psychanalyse des enfants pose un problème particulier : les enfants ne peuvent produire des associations de la même manière que les adultes. 

L'analyse des enfants pose aussi des problèmes plus complexes que celle des adultes. Problèmes qui ont fait naître des polémiques entre Anna Freud et Mélanie Klein. 

Les premières rumeurs de divergences entre les deux psychanalystes datent des débuts des années 1920. 

En 1927, Anna Freud écrit « Introduction à la psychologie des enfants », ce sera le point de départ d’un grand conflit entre elle et Mélanie Klein. 

Mais c’est dès 1938 que leurs querelles vont devenir plus houleuses (dès l’émigration des Freud en Angleterre) 

Toutes deux se réclament du « Maître » Freud mais chacune défend une conception différente de la psychanalyse d’enfants. 

Le transfert est le point de divergence irréductible. 

Anna Freud ne croyait pas en la neutralité de l’analyste et lui attribuait fatalement un rôle éducatif. 

Membre de la Société britannique de psychanalyse en 1938, Anna Freud devient le chef de file d’un groupe anglo-saxon qui se heurtera à Mélanie Klein. 

Pour Anna Freud, l’égo, c’est-à-dire le Moi, représente un « système ouvert », qui se développe et sur lequel il est possible d’intervenir. Pour découvrir sa structure, il ne suffit pas de rester spectateur attentif des jeux de l’enfant, qui selon Mélanie Klein, révèlent assez clairement les conflits inconscients. Il faut intervenir de façon active et susciter des associations et des analyses de rêves, comme il est fait avec les adultes. 

Les conflits entre les deux écoles portent sur la signification des jeux et des dessins et Anna Freud estime que cette activité ludique et artistique ne relève pas uniquement de l’inconscient alors que pour Mélanie Klein elle s’apparente exactement aux associations libres des adultes. 

L’idée d’Anna Freud, c’est que l’enfant, à la différence de l’adulte, n’est pas autonome, mais dépend étroitement de son milieu familial.

Leur divergence repose sur l’appréciation du Surmoi, très précoce chez Mélanie Klein et plus tardif chez Anna Freud. Pour cette dernière, l’action éducative supplée la faiblesse du surmoi. 

L’autre divergence entre les deux psychanalystes repose sur le transfert. Pour Anna Freud, la situation du transfert de l’enfant diffère de celle de l’adulte. L’enfant n’est pas prêt à aborder une réédition de ses relations d’amour parce que ses parents existent encore comme objets d’amour dans la réalité. Alors que Mélanie Klein, de son côté, estime qu’un enfant de trois ans a déjà traversé la partie la plus importante de son Œdipe.

Pour Anna Freud, la psychanalyste doit avoir un rôle pédagogique et éducatif alors que Mélanie Klein ambitionne pour les enfants une technique par le jeu.

 

Sources:

- Ma formation en psychanalyse

 

Eric Marié

 


 

7) L'histoire de l'écriture

L’observation et l’étude technique d’un document écrit permettent de mettre en évidence le caractère et la personnalité du scripteur.

Une expression à l’aide d’un mouvement dans un ensemble de signes remonte à un lointain passé qui est en relation avec l’évolution de l’homme.

 

Au début

 

L'HOMME PRIMITIF : 

Durant la période glacière, l'homme cherchait la sécurité et et les refuges dans des cavernes. Ainsi, ont été découverts les 1er traits gravés par les hommes. 

LE PREHISTORIQUE :

Basée sur le mythe, LA MYTHOGRAPHIE. 

Les dessins représentaient des animaux qu'il fallait tuer pour se protéger, se nourrir  donc survivre. 

DES MILLENAIRES ECOULES :

Apparait alors la PICTOGRAPHIE. Les chasseurs deviennent cultivateurs et se regroupent en village. Ils dressent des listes de récoltes, troupeaux, biens… 

TRANSFORMATION :

L’IDEOGRAPHIE. Période qui correspond à l'évolution de l’intelligence et du langage. Il y a un énorme besoin de COMMUNICATION

Le dessin  représente alors une IDEE. Mais le système devient trop compliqué, il y a trop de signes. 

PROGRES DANS SIMPLIFICATION :

LA PHONETISATION. 

Un MOT égal un SON; une SYLLABE égal un SON; une LETTRE égal un SON.

 

L'évolution des systèmes d'écriture

 

ECRITURE PHONETISEE ET SYLLABIQUE : ( Sumer en Mésopotamie) 

 Le système PICTOGRAPHIQUE devient IDEOGRAPHIQUE. L'écriture est alors tracée sur PIERRE, BOIS, PARCHEMIN et devient une écriture phonétisée et syllabique. 

HIEROGLYPHE :

HIERATIQUE : ( en parallèle, en Egypte, 3000 av JC) 

Apparaît une écriture religieuse (temples, tombeaux…). 2000 av JC, l'écriture « hiératique » prend forme.

Sur des feuilles de papyrus l'écriture est plus rapide ce qui entraine une aisance, plus de vitesse, d'efficacité et de créativité. 

 UN MILLENAIRE APRES :

LA DEMOTIQUE : ( 600 av JC) 

L'écriture populaire est phonétisée. La forme s'éloigne du hiéroglyphe. 

VERS LA MEME EPOQUE :

L’ALPHABET : ( dans tout le bassin méditerranéen)

Il est composé de 22 lettres. Il sera la base des grands systèmes d’écritures du monde entier sauf l'extrême-orient.

Les grecs l’adoptent en y ajoutant les voyelles indispensables. L'alphabet équilibre la forme et redresse les lettres. 

LE SENS DE L’ECRITURE :  

L’écriture se tracera HORIZONTALLEMENT de Gauche à Droite.

 

L'évolution de la forme

 

Toujours sur le principe de l’alphabet. 

1er siècle chrétien : 

On trouve en Italie un alphabet latin de 23 lettres. La «  CAPITALE  » 

3ème siècle : 

Ecriture cursive ( rapide, superficielle ) et se dégage alors la forme de la «  RUSTICA  ». Le tracé est de plus en plus rapide. 

5ème siècle :    

Art monastique, «  L’ONCIALITE  ». Cette écriture se répand à travers l’Europe. 

Empire Carolingien : 

Charlemagne impose un type unique d’écriture: la « MINUSCULE CAROLINE ». Les formes sont très pures,les initiales sont ornées… et ce jusqu’au XIIème siècle dans l’Art Roman.

 

DES CHANGEMENTS INTERVIENNENT : suite à des causes économiques. 

Les parchemins deviennent rares et l'écriture s’étrécit, les dimensions se serrent, les formes deviennent anguleuses ( style GOTHIQUE ) 

En France: «  LA BATARDE »

En Allemagne: «  LA GOTHIQUE », écriture nationale.

En Italie: «  LA CAROLINE » 

LA RENAISSANCE : 

Le savoir est de plus en plus étendu. Il y a une grande évolution du goût de la culture et de l'érudition.

François 1er fonde le COLLEGE DES TROIS LANGUES ( Collège de France). La minuscule carolingienne devient la «  CALLIGRAPHIE ITALIENNE » (Italique)

LE CLASSISSISME FRANÇAIS : 

L'Ecriture est plus simple et distinguée. Elle se trace à la plume d’oie. La plume d’oie METALLIQUE change le trait, la forme. La calligraphie « ANGLAISE » est officialisée en 1870 comme modèle d’enseignement de l’écriture et qui est encore la base de nos jours. 

FIN XIXème SIECLE : 

Dans certains établissements religieux on impose une écriture rigide et disciplinaire: «  SACRE-CŒUR  » 

Certaines écoles ont choisi le «  SCRIPT  » c'est-à-dire la minuscule d’imprimerie qui supprime la liaison remplacée par une juxtaposition.

 

Conclusion 

 

L’histoire des signes écrits est liée à l’histoire en général, à la civilisation d’un pays, à la géographie. L’instrument qui trace l’écriture est bien sûr très important. Les formes choisies sont le reflet de la psychologie d’un peuple

L'ECRITURE EST SOUMISE A DES INFLUENCES 

Le geste graphique est un geste SOCIAL. Il fait référence à un modèle, à un apprentissage. 

La faculté scriptrice est dirigée par un centre déterminé du CERVEAU.

 

Sources:

- Ma formation en graphologie

 

Eric Marié


 

8) Le cerveau: les deux hémisphères

Chaque hémisphère dérive d'une vésicule télencéphalalique qui est le siège d'un grand développement, elle se plisse et forme des sillons:

- Scissures: Ce sont les sillons les plus profonds. Ils délimitent les lobes.

- Circonvolutions ou plis dans les lobes, entre les sillons. 

Le développement intense de la vésicule subit une rotation en fer à cheval. C'est le phénomène de temporalisation (propre aux espèces les plus "évoluées"). Les structures internes du télencéphale vont suivre le même développement en fer à cheval.

 

Chaque hémisphère comprend trois faces

 

Latérale ou externe

Interne ou médiane

Inférieure 

Certains lobes présentent donc trois faces.

Les deux hémisphères sont reliés par des commissures (faisceaux de fibres qui relient différentes parties du cerveau).

Parmi ces commissures:

- Commissure interhémisphérique, corps calleux

- Commissures intra-hémisphériques

- Commissures inter et intra-hémisphèriques: trigone. 

L'encéphale est la partie du système nerveux central contenue dans la boite crânienne. Il provient du développement des cinq vésiculescérébrales primitives:

- Le télencéphale (cerveau supérieur)

- Le diencéphale

- Le mésencéphale (cerveau moyen)

- Le métencéphale

- Le myélencéphale (cerveau inférieur) 

En anatomie comparée, l'encéphalisation correspond à deux concepts distincts mais reliés;

- D'une part, elle désigne l'écart mesuré entre la taille du cerveau dans une espèce animale par rapport à la taille théorique calculée à partir de la taille du reste du corps.

- Dans un autre sens, elle désigne le phénomène d'accroissement de la taille du cerveau, notemment par rapport au reste du corps, observé au cours de l'évolution. 

L'encéphale mature comprend le cerveau, le tronc cérébral et le cervelet.

 

Les caractéristiques de l'hémisphère droit et de l'hémisphère gauche

 

Depuis la découverte historique du centre du langage dans le cerveau il y a un siècle et demi environ dans la partie gauche du cortex, les différences fonctionnelles entre les hémisphères gauche et droit sont bien connues. 

Les  hémisphères cérébraux sont les parties droite et gauche du cerveau. Ce sont deux structures quasi symétriques qui sont reliées entre elles par des fibres nerveuses que sont le corps calleux et les commissures. 

Chaque hémisphère reçoit des informations sensorielles et commande les réponses de la moitié opposée (controlatérale) du corps. 

Chez l'Homme mais aussi chez de nombreuses espèces, les hémisphères ne sont pas parfaitement symétriques. 

 

L'hémisphère gauche du cerveau

 

Il traite en particulier du langage, du rythme, de la parole, de l'écriture, du calcul, du sens du temps, de l'organisation de mouvements complexes. 

 

Le cerveau droit

 

Quant à lui, il traite des fonctions non verbales, les aptitudes perceptuelles, la visualisation, la reconnaissance des motifs, visages et mélodies. Et aussi, la reconnaissance et expression des émotions, les aptitudes spatiales, la compréhension du langage simple.

Bien que le cerveau gauche est dit « dominant », le langage est traité également, dans une proportion moindre, par le cerveau droit. De nombreuses autres fonctions cognitives présentent une asymétrie cérébrale.

Il en convient donc à concevoir qu'il n'y a pas un cerveau « dominant » et un autre « mineur ».

La réelle différence entre les deux hémisphères est une différence fonctionnelle qui traduit une capacité différente à traiter l'information.

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9) La règle fondamentale en psychanalyse

La psychanalyse est une discipline qui a été fondée par Sigmund Freud. Elle accorde une grande place à l’inconscient et à la non-intervention (ou du moins le moins possible) du psychanalyste.

Nous distinguons trois niveaux:

-          Une méthode d’investigation et d’exploration du fonctionnement psychique mettant en évidence la signification inconsciente des paroles, des actions, des productions imaginaires (les rêves, fantasmes, délires) d’un individu. Cette méthode se fonde principalement sur les « libres associations » du sujet qui sont le garant de la validité de l’interprétation.

-          Une méthode psychothérapique fondée sur cette investigation et spécifiée par l’interprétation contrôlée de la résistance, du transfert et du désir.

-          Un ensemble de théories psychologiques et psychopathologiques ou sont systématisées les données apportées par la méthode psychanalytique d’investigation et de traitement. (Laplanche et Pontalis)

La psychanalyse repose donc essentiellement sur la verbalisation, aussi complète que possible, des pensées et des associations d’idées qui se présentent au sujet, dans un contexte ou ce qui a été refoulé peut transparaître. 

Par conséquent, une psychanalyse exige le respect d’un certain nombre de règles tant pour le sujet qui consulte (l’analysant) que pour le psychanalyste (l’analyste). 

La règle fondamentale en psychanalyse repose sur la « libre association » des idées de l’analysant. Une deuxième règle s’avère également importante, il s’agit de  « l’attention flottante » de l’analyste.

La « libre association » 

 

L’association libre représente la règle fondamentale en psychanalyse. Il s’agit d’une notion, et même plus, d’une règle, selon laquelle le patient, de manière libre et spontanée, exprime dans la cure ce qui lui vient à l’esprit sans censurer quoi que ce soit de ses diverses pensées, images ou émotions. 

Ce dispositif a été mis en place par Freud en 1892 lorsque sa patiente Emmy von N. lui demande de la laisser parler sans intervenir (Breuer et Freud, « Etudes sur l’hystérie », 1895 

La voie des libres associations permet ainsi la recherche des représentations émanant de l’organisation psychique. Elle se révèle tout particulièrement dans les rêves, dans les commentaires qui les accompagnent, dans les lapsus

 L’association libre ou association d’idées permet au sujet de remonter la chaîne associative en amont pour parvenir à la représentation originelle, et donc au désir réprimé ou au traumatisme initial.

L'attention flotante

 

La règle générale de cette technique à laquelle le psychanalyste tente de se conformer est de ne pas privilégier, dans son écoute, aucun des éléments particuliers du discours du patient. 

Ainsi, l’analyste écoute de manière « flottante » les associations libres de l’analysant avec neutralité et bienveillance. Nous pouvons affirmer que l’attention flottante est la contrepartie, pour l’analyste, de la règle fondamentale pour l’analysant. Rappelons que la règle fondamentale est une règle selon laquelle l’analysant est invité à dire tout ce qui lui vient à l’esprit, quoi que ce soit et quelles que soient les conséquences qu’il peut imaginer à son dire.

Si l’analysant est invité à communiquer tout ce qui lui vient à l’esprit sans exercer ni censure ni « tri », cela ne peut avoir lieu qu’à la condition que l’analyste ne focalise pas son attention sur tel aspect de sa parole plutôt que sur tel autre, cela relativement à ses préjugés, ses préoccupations et ses options théoriques.

Dans « Le Psychologue surpris », Théodor Reik, psychanalyste autrichien (1888-1969), attribue un rôle analytique majeur à la communication par l’analyste des pensées qui lui viennent dans cet état d’attention flottante. 

Freud écrit : « L’inconscient de l’analyste doit se comporter à l’égard de l’inconscient émergeant du malade comme l’écouteur téléphonique à l’égard du microphone ». 

C’est là ce que Reik a appelé plus tard, de façon imagée bien sûr, « écouter avec la troisième oreille » 

Selon Théodor Reik, un bon analyste écoute avec sa « troisième oreille » et essaie de détecter les conflits inconscients dans chaque affirmation du patient. 

Cette troisième oreille comporte l’écoute des « voix intérieures » de ce qu’on ne dit pas avec des mots, des messages subliminaux qui jaillissent des profondeurs de l’inconscient.

Le terme freudien d’attention flottante désigne la modalité spécifique d’une écoute du patient par le psychanalyste. 

L’attention flottante est donc chez l’analyste l’envers et le corollaire nécessaire de la libre association chez le patient. 

Freud écrit à ce sujet : « De même que le patient doit raconter tout ce qui lui passe par l’esprit…de même le médecin doit être en mesure d’interpréter tout ce qu’il entend afin d’y découvrir tout ce que l’inconscient dissimule… » 

Ce qui est enfin en cause, c’est la nature de la communication analytique, dès lors que l’attention flottante et la libre association font coexister et s’échanger « deux inconscients » 

Cette règle s’oppose à l’idée d’une attention dirigée ou focalisée. Freud recommande d’éviter une attention trop soutenue, et de se comporter comme un « miroir » qui, d’après ses propres mots, « ne reflète rien d’autre de lui-même, de sa vie, de ses opinions » 

Bien entendu, hormis les "associations libres" (règle fondamentale), une analyse comporte plusieurs règles. Mais certaines règles dépendent du courant psychanalytique de l'analyste.

Un cadre est à respecter pour toutes les analyses comme, par exemple, la neutralité de l’analyste, ne jamais donner des conseils, le secret total, un cadre de travail…(cf mon thème sur la "déontologie en psychanalyse")

 

Sources:

- Ma formation en psychanalyse

 

Eric Marié

 


 

10) L'inconscient

 Sommaire du thème sur l'inconscient

A) L'inconscient en psychanalyse

B) L'inconscient en graphologie

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A) L'inconscient en psychanalyse

La psychanalyse et la notion d’inconscient ne se limitent pas uniquement au personnage de Sigmund Freud

 Avant Freud, les manifestations et les éléments psychiques non conscients étaient plus ou moins reconnus. Selon la philosophie, ce qui ne procède pas de la raison n'appartient pas à la conscience.  

L'inconscient est le concept le plus important de Sigmund Freud. Dans son ouvrage « Essais de psychanalyse » Freud affirme que «  la division du psychique en un psychique conscient et un psychique inconscient constitue la prémisse fondamentale de la psychanalyse... »  

Freud reconnaît le caractère psychique de l'inconscient. En incluant l'inconscient au psychisme il affirme la nature divisée de l'être humain.

Selon lui, l'inconscient est rempli de pensées, idées et souvenirs troublants et/ou dérangeants pour demeurer dans la conscience active. 

L'inconscient Freudien est un « lieu » ou s'inscrit ce dont hérite l'humain, ou se représentent et se transposent les pulsions corporelles, ou se répètent les expériences primordiales de plaisir comme de souffrance. 

C'est en observant des conduites illogiques au regard des aptitudes conscientes, telles les rêves, les actes manqués (oublis, lapsus...) que Freud a posé l'hypothèse de « l'IN-conscient » 

Dans son ouvrage, « l'Interprétation des rêves » (1900), Freud voit dans le rêve « la voie royale qui conduit à l'inconscient ». Pour lui, loin d'être un simple processus physiologique absurde, le rêve réalise le plus souvent un désir refoulé. 

Prenons, également, l'exemple des actes manqués: selon Freud, ils répondent à des raisons, des désirs non formulés de façon intelligible, sans que l'on soit conscience de ces motifs. 

L'inconscient possède une langue de symboles et de symptômes que seul l'analyse parvient à déchiffrer.

 

L’inconscient Freudien

Un inconscient du refoulement 

 

S’il fallait faire tenir en un mot la découverte freudienne, ce serait incontestablement en celui d’inconscient. 

Dans l’œuvre de Freud, la notion d’inconscient a beaucoup évolué (de la 1ère topique à la 2ème topique) 

- 1ère topique: Inconscient (Ics), préconscient (Pcs), conscient (Cs)

- 2ème topique: Le Ca, le Moi et le Surmoi.

L’inconscient freudien est d’abord indissolublement une notion topique et dynamique qui s’est dégagée de l’expérience de la cure. Cette dernière a montré que le psychisme n’est pas réductible au conscient et que certains « contenus » ne deviennent accessibles à la conscience qu’une fois des résistances surmontées. Freud admet alors l’inconscient comme un lieu psychique qu’il faut se représenter, non comme une seconde conscience, mais comme un système qui a des mécanismes et une énergie spécifique

D’un point de vue topique, l’inconscient désigne le système le plus « archaique » et « enfui » de l’appareil psychique. Il est régulé exclusivement par le principe de plaisir et est constitué notamment par des contenus qui, n’ayant pu, pour diverses raisons, avoir accès à la conscience, ont été refoulés. 

Ce refoulement s’effectue quand la satisfaction d’une pulsion, si elle peut en elle-même produire un plaisir, risque en même temps de provoquer du déplaisir à l’égard d’autres exigences du psychisme. Ce résultat est le fait de la censure qui sépare l’inconscient du système préconscient-conscient. (La censure étant la fonction qui tend à interdire aux désirs inconscients et aux formations qui en dérivent l’accès au système préconscient-conscient) 

Revenons sur le principe de plaisir (déplaisir) : 

Pour Freud, l’ensemble de l’activité mentale a pour but d’éviter à l’individu les situations pénibles (internes ou externes) et de favoriser le plaisir. Ce dernier est procuré par la réduction d’une excitation.

L’évitement du déplaisir est premier, l’addition d’un plaisir sur une conduite tendant à réduire une pénibilité est second. 

Le principe de plaisir est une loi de l’inconscient.

 

L’inconscient Jungien

Un inconscient collectif 

 

Jung est l’un des trois grands maîtres de la psychologie des profondeurs. Il a donné à ses conceptions personnelles le nom de psychologie analytique. 

Pour Jung, l’inconscient n’est pas uniquement constitué de contenus refoulés. Il est également un puits de connaissance, dans lequel notamment se situent les symboles et les archétypes. 

Jung définit la psyché comme étant la totalité des processus conscients et inconscients. Pour lui, le conscient est l’activité qui entretient les rapports des contenus psychiques au Moi. Il y a conscience dans la mesure ou le Moi perçoit ce rapport. 

Au contraire, le concept d’inconscient englobe tous les contenus ou les processus psychiques qui ne sont pas conscients, c’est-à-dire dont le rapport avec le Moi n’est pas perceptible. 

Le Moi, centre du domaine conscient, semble donc plus particulièrement en rapport avec ce dernier. En fait, il est également soumis aux manifestations de l’inconscient, soit directement, car une partie des éléments inconscients restent tellement proches de la conscience qu’il est facile de les y ramener ; soit indirectement par l’intermédiaire d’images oniriques (relatif aux rêves) 

Donc, Jung distingue plusieurs niveaux dans l’inconscient. Celui qui touche au domaine conscient ; celui qui a à voir avec les acquisitions de l’individu (ses souvenirs, sa vie) : l’inconscient personnel ou individuel. 

Mais Jung creuse encore plus profondément et nomme « inconscient collectif » l’inconscient qui concerne la vie entière de l’humanité.

L’inconscient collectif représente la couche la plus enfouie, la plus primitive de notre psyché, sur laquelle d’autres couches n’ont cessé de se superposer au cours des siècles. 

Dans le développement de l’être humain (comme cela se passe d’ailleurs chez les enfants) 

l’inconscient précède le conscient. C’est très progressivement au cours des millénaires que l’homme s’est différentié de l’animal et que la conscience a émergé. 

Pour Jung, nous sommes un résumé de toute cette évolution, qui est inscrite en nous, qui fait partie de notre structure, et se prolonge dans notre vie présente et nourrit notre expérience. 

Dans son ouvrage « Essai d’exploration de l’inconscient », Jung résume ainsi sa doctrine pour la dernière fois avant de mourir. Il y soulève l’importance primordiale de la vie inconsciente dans l’accomplissement de l’individu moderne et de la société.

 

L’inconscient Adlérien

Un inconscient de compensation 

 

La doctrine de Adler fait l’impasse sur la libido et le refoulement éléments centraux de la psychanalyse, et pose ainsi les concepts de « sentiments d’infériorité » et de  surcompensation comme pivot du psychisme humain profond. 

Pour Adler, l’homme remplace efficacement son refoulement sexuel en complexe d’infériorité. 

Pour lui, le principal problème de l’homme est de liquider son « sentiment d’infériorité » et il écrit à ce propos « Etre homme, c’est se sentir inférieur ». Pour lui, toutes les  « valeurs » sont nées des besoins de la vie sociale

Il met ainsi en avant l’importance du sentiment social comme facteur de base de la vie psychique. Il s’est orienté vers l’étude des relations de l’individu avec son milieu social en fonction d’une théorie de la personnalité qui néglige le rôle de la sexualité et de l’inconscient au profit du Moi et de l’instinct d’agression. 

Le complexe d’infériorité est un nœud de sentiments d’infériorité vis-à-vis des autres. Il est souvent inconscient et peut conduire des individus à des réalisations grandioses, des comportements asociaux ou encore les deux.

Pour Adler, le rôle du psychanalyste consiste essentiellement à découvrir puis à rationaliser de tels sentiments, afin de mettre en échec la volonté de « puissance névrotique » qu’ils engendrent chez le sujet. 

Dans certaines de ses théories, Adler osera même demander de remplacer le « refoulement » (fondement de l’inconscient freudien) par des « tendances défensives du Moi » autrement appelées surcompensation. 

La psychanalyse adlérienne vise donc à aider le sujet à prendre conscience de la façon dont il a élaboré son enfance.

 

L’inconscient de Reich 

Un inconscient corporel 

 

Reich est la première personne à avoir développé la notion d’inconscient corporel. 

Il y a une identité de vue concernant le concept de pulsions entre Freud et Reich, tous deux les situent à la frontière entre le psychisme et le somatique comme une excitation venant de l’intérieur du corps. 

Mais Reich va approfondir cette voie pour s’éloigner de Freud. 

La pulsion prend son origine dans le corps et elle tend donc vers une action à faire, une « énergétisation » d’une partie du corps. 

Si les interdits à la manifestation de la pulsion se répètent, l’énergie sera stockée dans le muscle. Par ces processus, la rigidité musculaire (aussi bien que l’atonie) se traduit par des conflits intérieurs, de nature inconsciente.

 

Jacques Lacan

 

Jacques Lacan (1901-1981), psychiatre et psychanalyste, élabore sa théorie de l’inconscient en disant que « l’inconscient est structuré comme un langage ». Pour Lacan l’inconscient c’est le « discours de l’Autre ». Pour lui, il y a une suprématie de la parole et du signifiant. Il effectuera « un retour à Freud » et prendra appui pour le démontrer sur les trois œuvres majeures de Freud : « l’Interprétation des rêves » (1900), « Psychopathologie de la vie quotidienne » (1904) et « Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient » (1905)

 

Conclusion

 

Sigmund Freud (1856-1939), « père » de la psychanalyse est aussi l’inventeur du terme « inconscient ». Il en propose une triple définition car il utilise le même mot pour signifier trois choses différentes : 

- La psychanalyse est un procédé pour l’investigation de processus mentaux à peu près inaccessibles autrement.

- C’est le nom d’une méthode fondée sur cette investigation pour le traitement des désordres névrotiques.

-  C’est le nom d’une série de conceptions physiologiques acquises par le procédé d’investigation et la méthode de cure et qui s’accroissent ensemble pour former progressivement une nouvelle discipline scientifique. 

Après avoir écrit une première conception topique (théorie des lieux) de l’appareil psychique vers 1900, Freud en élabore une seconde en 1920.

Ces deux topiques correspondent à deux modes d’appréhension et de définition du psychisme. (Freud concilia les deux modèles) 

Il propose une première différenciation de l’appareil psychique en trois systèmes : le conscient, le préconscient et l’inconscient

En quelques mots, le conscient se situe comme à la périphérie de l’appareil psychique. Le préconscient se situe entre l’inconscient et le conscient. L’inconscient quant à lui, est le concept le plus important découvert par Freud.

C’est en observant des conduites illogiques au regard des aptitudes conscientes, tels les rêves ou les actes manqués (lapsus, oublis…) que Freud a posé l’hypothèse de l’inconscient. Nous savons que le rêve a été pour Freud la « voie royale » de la découverte de l’inconscient.

 

Sources:

- Ma formation en psychanalyse

 

Eric Marié

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B) "L'inconscient graphologique"

La graphologie se rapproche de la psychanalyse en se sens que le déchiffrement de l'écriture laisse apparaître le sens caché du scripteur (comme toute forme de langage)

Sigmund Freud et Jung, bien que non graphologues, se livraient à des interprétations graphologiques.

Rappelons que le graphologue est un professionnel qui dispose d'une bonne connaissance en psychologie et en psychanalyse. Mais tous les graphologues ne sont pas psychanalystes!

Mon petit exposé ne reprend ici aucune des théories psychanalytiques, Freudiennes ou de grands noms de la psychanalyse, ni d'exemples d'écrits avec des observations psychanalytiques.

Pour cela, la société française de graphologie met à la disposition des personnes intéressées par la science humaine graphologique une revue très intéressante "La graphologie"

Je vous expose uniquement l'existence plus que probable d'un inconscient qui existe dans le fait d'écrire (Les zones, forme, mouvement, pression, trait, vitesse...) et que les graphologues (professionnels) en déduisent des observations "comparables" à celles de l'inconscient en psychanalyse.

...Le psychanalyste "écoute avec la 3ème oreille" (Théodor Reik, 1948)...le graphologue "observe avec le 3ème oeil"...

 

L'existence d'un "inconscient graphologique"

 

Je cite à ce propos Henriette Mathieu (extrait de la revue n°262 "La graphologie":

"Légitime ou non, l'adaptation graphologique des données freudiennes maintient une confusion sur le sens de l'inconscient, qui joue dans les deux domaines un rôle majeur, mais profondément disctinct...Sans qu'il s'en rende compte, et dès ses premiers gestes, tout scripteur altère inéluctablement son modèle initial, et par là, permet et fonde la graphologie. Plus tard à son insu, ces informations peuvent être marquées par ces stades psychanalytiques dont il ne connaît même pas l'existence et que le graphologue entend lui révéler en son évolution"

 

"L'inconscient graphique atteint tous les éléments de l'écriture"

 

La graphologie est basée sur l'observation de l'écriture. Elle est un mode d'approche de la personnalité, une méthode "d'exploration psychologique" (S. Bresard, Graphologie, Masson 1988)

 

Il est très important de souligner l'observation suivante et je cite à ce propos Claudie Soulié (extrait de "Graphologie et psychanalyse", revue "La graphologie" n°281):

"...Cet exposé a pour but d'ouvrir quelques pistes de réflexion ou de poser des questions sur ce sujet, et non pas de décrire de façon définitive, ni d'utiliser abusivement, ces concepts psychanalytiques particulièrement complexes"

 

Sources:

- Extrait de "La graphologie" SFDG

EM


 

11) L'affaire Dreyfus et l'expertise en écritures

 

Chronologie de l'affaire Dreyfus

 

En septembre 1894, les services de Renseignements Français font la découverte d'un "bordereau", écrit anonyme, contenant des informations militaires qui auraient été transmises aux services Allemands par un "traitre".

Alors stagiaire à l'Etat Major des Armées, le Capitaine Alfred Dreyfus, d'origine alsacienne et juive (1859-1935), est accusé d'avoir produit ce bordereau en raison de la similitude d'écritures.

L'accusation a été renforcée par A. Bertillon (criminologue) qui travaillait au Service de l'Identité Judiciaire mais qui n'était en aucun cas expert en écritures.

En décembre 1894, se tient alors le procès du Capitaine Dreyfus qui ne cesse de clamer son innocence.

Il est reconnu coupable de trahison. Il fut dégradé en public.

En janvier 1895, il est déporté dans l'Ile du Diable en Guyanne.

Dès 1895, son frère Mathieu, soutenu par quelques personnes, organise sa défense.

En 1896, Le Commandant Picquart découvre de nouveaux documents de trahison émanant d'un individu nommé Esterhazy (1847-1923). Il fait la découverte d'une similitude d'écriture avec la bordereau (il n'était pas expert). Mais peu sont ceux qui veullent en tenir compte.

1897, de nombreuses expertises en écritures innocentent Dreyfus et accuse Esterhazy. Se tient alors le procès de ce dernier mais après de nombreux rapports et expertises, il est acquitté.

En janvier 1898, Emile Zola fait paraître l'article de presse "J'accuse". En février, se tient alors le procès de Zola et la révision de celui de Dreyfus est demandée.

1899, le jugement de Dreyfus rendu en décembre 1894 est annulé.

En 1904, il y a un nouveau jugement.

1906, Dreyfus est innocenté et recouvre son grade de Capitaine.

Il a été acquis que le bordereau a été écrit par Esterhazy et non par Dreyfus. Mais Esterhazy n'a pas été inquiété et tous les experts qui ont été consultés lors de son procès en 1897 ont estimé que l'écriture du bordereau avait les caractères d'une imitation (appelée FORGERIE)

 

Cette affaire, complexe, est un exemple type d'une erreur judiciaire, mais, une erreur judiciaire sur fond d'espionnage et d'antisémitisme.

 

Par ses analyses graphologiques, Jules Crépieux-Jamin contribua à

prouver l’innocence d’Alfred Dreyfus alors condamné au bagne à perpétuité pour trahison

(Ci-dessous: Jules Crépieux-Jamin  en 1898, croquis d'audience du procès Zola)

 

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C'est en 1897 que Crépieux-Jamin est mandaté pour participer à l’expertise du « bordereau » dans l’affaire Dreyfus. Dressant d’abord un profil psychologique en défaveur de l’accusé, le graphologue revoit sa position et affirme que l’auteur du texte compromettant n’est pas Alfred Dreyfus. Son implication dans cette affaire ne le laissera pas indemne.

 

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 Alfred Dreyfus

 

L'expertise en écritures

 

 A l'origine et au sens strict du terme, l'expertise en écritures n'a rien à voir avec la graphologie et encore de nos jours, de nombreux experts en écritures ne sont pas graphologues.

Le graphologue recherche le caractère et la personnalité de part ses analyses graphologiques. Mais, certains graphologues, après une formation spécifique dans l'expertise, disposent en plus de leurs compétences des techniques matérielles d'études des documents écrits.

Les méthodes actuelles d'investigation pour l'expertise en écritures sont beaucoup plus scientifiques que graphologiques.

L'expertise en écritures ne constitue pas une preuve au sens juridique du terme mais un élément d'apréciation pour le Magistrat.

Pour faire très court, l'expert en écritures procède à la confrontation de deux ou plusieurs documents:

- Celui qui est en litige est nommé: PIECE DE QUESTION (PQ)

- Confronté à celui (ou ceux) d'un ou plusieurs individus suspects nommé: PIECE DE COMPARAISON (PC)

Intervient ensuite tout le travail scientifique (et graphologique) des documents.

L'expert en écritures intervient pour:

- Les faux en écritures

- Les lettres anonymes

- Les chèques contestés

- Les testaments olographes

- les signatures

 

La Fédération Nationale des Graphologues Professionnels a rappelé dans un de ses Bulletin de Liaison les devoirs de l'expert en écritures, graphologue ou non.

Les rapports d'experts font l'objet d'une réglementation juridico-judiciaire.

Les experts sont agréés près la Cour de cassation ou près les Cours d'Appel.

 

Souces:

- L'ouvrage d'Edmond Locard (1877-1966),  "Les faux en écritures et leur expertise" (Payot) qui traite aussi des techniques graphométriques, graphoscopiques, spectrométriques

- Ma formation de graphologue

 

EM


 

12) La dysgraphie

La dysgraphie est un trouble de l'écriture constaté chez l'enfant mais aussi chez l'adulte.

Un enfant est dysgraphique lorsque la qualité de son écriture est déficiente alors qu'aucun déficit neurologique ou intellectuel n'explique cette déficience.

La dysgraphie est donc une anomalie du mouvement cursif.

Les écritures dysgraphiques sont souvent trop lentes ou illisibles. On constate des irrégularités d'espacement entre les mots, des malformations et des discordances de toutes sortes avec une qualité du trait souvent défectueuse.

Les causes peuvent être de l'ordre d'un apprentissage insuffisant en petites classes, de problèmes visuels ou auditifs, de dyspraxie (c'est-à-dire de la difficulté à exécuter des mouvements volontaires et coordonnés) mais aussi d'ordre socio-affectives.

Julian de Ajuriaguerra, neuropsychiatre et psychanalyste français (1911-1993) s'est intéressé au développement de l'enfant essentiellement sur les désordres psychomoteurs et les troubles de l'écriture.

Il a mis au point avec son équipe des échelles qui restent encore de nos jours des outils de référence dans l'évaluation de la dysgraphie depuis les années 1960.  

Pour en savoir plus, je vous recommande son ouvrage "L'écriture de l'enfant " (2 tomes - Editions Delachaux et Niestlé)

Le classement des dysgraphies

Ajuriaguerra et son équipe ont classé les dysgraphies en 5 syndromes graphiques qui peuvent (mais pas tous) être associés entre eux.

Ces syndromes se répartissent en 5 groupes

1)      groupe 1: les raides: recherche de contrôle mais plus une tension

2)      groupe 2: les mous: tracé flottant, relâchement, négligence, lettres atrophiées

3)      groupe 3: les impulsifs: élan, écriture non contrôlée , mouvement dynamique, saccadé, sans souci de qualité, formes (déjà) perso avec des formes enfantines

4)      groupe 4: les maladroits: difficultés psychomotrices massives, dimensions inégales, mauvaises formes, gonflée et atrophiée

5)      groupe 5: les lents et précis: recherche de la précision, contrôle: entraine lenteur importante (respect des formes scolaires, souci de mise en page...)

La rééducation graphique

La graphothérapie est le traitement des dysgraphies mais ne traite pas le caractère par l'écriture.

Elle consiste à rendre à un enfant ou un adulte une meilleure maîtrise de son geste graphique et une plus grande efficacité dans l'acte d'écrire.

Pour être graphothérapeute, il faut être graphologue et obtenir une qualification psychologique suffisante avec des stages pratiques et spécifiques à la rééducation de l'écriture.

D'abord instrumentale, donc très concrète, la thérapie peut être accompagnée d'une psychothérapie dans le cas ou la dysgraphie s'avère symptomatique.

Le processus graphothérapique consiste en un reconditionnement de l'écriture qui s'opère par l'établissement d'un terrain psychomoteur nouveau avec l'aide d'une respiration rythmée et d'une gymnastique spécifique.

Les exercices seront de 2 ordres:

- Gestuels

- Graphiques

Rappelons que certains troubles de l'écriture peuvent être aussi pris en charge par des psychomotriciens, ergothérapeutes et orthophonistes.

 

Précurseur dans l'approche des troubles de l'écriture, Ajuriaguerra est le premier dans "L'écriture de l'enfant" à reconnaître entre autres à la dysgraphie de possibles causes résultant de difficultés d'adaptation socio-affective.

Au début des années 1980, les travaux d'Ajuriaguerra ont été repris par Alfred Tajan (graphomotricien) et Jean-Pierre Badefort (psychomotricien)

 

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 Julian de Ajuriaguerra

 

Sources:

 - Ma formation de graphologue.

 - Florence de Montesquieu "La graphologie" n°285.

 

EM


 

Réforme de la psychiatrie

juin 2014

  Toujours 3 modes d’hospitalisation

- L’hospitalisation libre qui reste la règle en matière de soins psychiatriques,

- L’hospitalisation à la demande d‘un tiers,

- L’hospitalisation à la demande du préfet (anciennement « hospitalisation d’office »)

 

    La grande nouveauté de cette loi est la rencontre systématique de toute personne hospitalisée sans son consentement par le juge des libertés et de la détention (J.L.D.) à 15 jours puis à 6 mois .

     La loi n° 2011-803 du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge vient réformer la loi n° 90-527 du 27 juin 1990 relative aux droits et à la protection des personnes hospitalisées en raison de troubles mentaux et à leur conditions d'hospitalisation.

    Elle modifie en effet en profondeur les conditions de prise en charge de ces personnes (en instaurant notamment un contrôle systématique par le juge des libertés et de la détention avant l'expiration d'un délai de 15 jours des hospitalisations complètes sous contrainte). Ces nouvelles dispositions sont entrées en vigueur le 1er août 2011.

A compter du 1er septembre 2014:

    les délais de saisine du Juge des libertés et de la détention, JLD, passeront de 15 jours à 12 jours à compter de la décision d’admission avec l’obligation d’adresser au JLD le dossier dans un délai de 8 jours à compter de la même décision. 

    Pour la saisine du JLD à 6 mois, ce délai d’envoi du dossier est de 15 jours au moins avant l’expiration du délai de 6 mois (applicable dès le 1er mars 2014). L’utilisation de la            visioconférence est supprimé : le principe de l’audience à l’hôpital est retenu au sein d’une salle aménagée (le texte reconnaît la possibilité de rédiger des conventions entre établissements afin d’avoir une salle mutualisée). Si l’état du patient fait obstacle à son audition devant le JLD, il faut un « avis médical motivé » pour qu’il soit représenté par son avocat.

Références documentaires: Affaires juridiques de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.

 


 

1) "La dépendance hypnotique au travail"

La 47ème soirée APCOF

s'est déroulée le 25 novembre 2015 au Centre hospitalier Ste Anne à Paris

Association de psychologues cliniciens d'Orientation freudienne

"Séduit par l’étendard d’un travail plus libre, au service d’un management désincarné et d’un impératif de performance toujours plus astreignant, le salarié se découvre alors un (contre)maître implacable qui œuvre au cœur de son symptôme : la pulsion, lieu où la psyché s’articule au corps, dans les signifiants de la demande, à distinguer du besoin. Elle précipite le sujet à se faire objet ou instrument de pression dans le lien fonctionnel aux autres pour satisfaire aux « dieux obscurs » de la productivité, au gré de la culture d’entreprise. La clinique révèle donc l’élément pulsionnel, la fascination du sujet pour son implication dans le groupe et la servitude devant ce leader, signifiant désincarné, qu’est le logo. D’où l’équivoque de l’identification, par laquelle l’individu laisse l’entreprise normer son identité du sujet. Le sujet tisse par ses demandes son rapport à l’entreprise, souvent dans le sens du « devoir » et du « dévouement », et c’est lorsque les symboles qui y sont attachés s’effondrent, que surgit cette part de jouissance, qui se fait symptôme lorsque le sujet la satisfait par les voies du déplaisir. La clinique que nous présenterons ce soir mettra alors l’accent sur les conséquences de l’emprise et la dépendance. Il arrive que le sujet se jette de lui-même à corps perdu dans son activité,  version moderne et consentie d’un «Arbeit macht frei », où le sujet se fait pyromane : harceleur ou bien se brûle les ailes : burn-out. C’est donc une clinique particulière à laquelle ont à faire les praticiens : psychiatres, psychologues, psychanalystes. Confronté à une radicale solitude, la personne qui saisit l’offre de nos entretiens montre que sa subjectivité est, de structure, en prise « hypnotique » sur cet Autre nécessairement aliénant à l’endroit de son désir. Et ce n’est que dans un deuxième temps, qu’il réalise la perte, le manque, découvrant ainsi ce qui l’étoffe comme sujet. C’est sur ces différents points que se joue le travail clinique, comme celui de son levier transférentiel, ainsi que la question de la responsabilité du sujet. Plans sociaux, restructurations, fusions…: comment donc aborder ces violences faites aux individus, et donc aux sujets du désir, au nom d’une organisation à finalité économique? De quelle clinique pouvons-nous nous doter ?"

La soirée a été animée par:

Dario MORALES, psychologue (CHSA), psychanalyste (membre ECF)

Sont intervenus:

Michel AMAN, psychiatre, « consultation souffrance au travail », Versailles ; Anne-Sophie CHERON, ingénieur et psychologue clinicienne : accompagnement des restructurations d’entreprises ; Elisabeth FRANTZ, psychanalyse, membre de l’Envers de Paris, Présidente de « Souffrances au Travail »

 


 

2) "Biennale des Aidants"

La deuxième édition de la Biennale des Aidants s'est tenue le 10 décembre 2015 à Paris.

Thématique: de la connaissance à la reconnaissance à 360° : la reconnaissance par la société, par les politiques publiques, par les professionnels, entre pairs, par les personnes malades, etc. Les échanges entre proches aidants, professionnels et personnes accompagnées seront à l’ordre du jour avec des tables-rondes, ateliers et quelques surprises !

Renseignements: aide@aidants.fr

 


 

3) "Prendre en compte les aidants dans l'évaluation des personnes fragilisées"

201512-programme-inter-evaluation.pdf201512-programme-inter-evaluation.pdf (554.48 Ko)

OBJECTIFS

- Comprendre le sens de la place occupée par chacun des acteurs en présence au moment de l’évaluation
- Comprendre les enjeux rattachés à la prise en compte des aidants pour évaluer dans leur globalité les situations des personnes fragilisées
- Repérer les difficultés et les attentes des aidants et les orienter vers les dispositifs adaptés 
- Identifier les points de vigilance d’une situation qui nécessitent un suivi par des partenaires

Association Française des Aidants (voir le site de l'Association)

 


 

4) HUMANAGEMENT

"...rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est un succès..."

Communiquer efficacement au travail

Repérer les obstacles à la communication

S'affirmer et mettre des limites dans le respect des besoins de chacun

Favoriser la coopération

Trouver des solutions ENSEMBLE et des pistes pour réduire les tensions au quotidien

Dénouer les malentendus

Comprendre les mécanismes du conflit

Théories des psychologues Thomas Gordon, Carl Rogers et Marshall Rosenberg

Travaux sur la communication et l'efficacité relationnelle

Ecoute empathique, authenticité, expression et respect des besoins mutuels

Sources/infos: www.humanagement-formation.fr

 


 

5) "L'évaluateur gérontologique"

« Aider à chaque période de la vie » 

Ma devise

"ADSUM OMNIS OETAS"

s’inscrit comme une philosophie empathique ou prônent les valeurs « du respect des individualités »

Personnes en perte d’autonomie liée à l'âge, à une pathologie physique et/ou psychique, un handicap, une maladie...

"Dignité, bien-être, secours et amour de son prochain":

un véritable enjeu politico-sanitaire et social mais avant tout HUMAIN!

L'évaluateur, de part  sa formation (en général psy, médicale, sociale) et son expérience pluridisciplinaire, dresse un "bilan" multidimensionnel à l'instant "T" d'une personne fragilisée.

Il évalue l'environnement psychologique, comportemental, médical, familial, social et technique de la personne. Il rassure, écoute, conseille et surtout il ne juge pas.

Il ne néglige pas les interventions "épuisantes" des aidants familiaux et les oriente vers des structures d'aides et de soutien.

Le métier d'évaluateur a perdu beaucoup en éthique et en "humanisation" au profit d'une "commercialisation" du secteur du maintien à domicile entre autres*.

Véritable "métier-valeur", cette pro-fession de la gérontologie est mal connue et surtout mal reconnue!

Eric Marié

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A noter: Il existe quelques structures évaluatrices sous forme d'Association qui sont partenaires de l'Action Sociale.

Egalement, les MAIA disposent de coordinateurs qui ont pour mission:

"de proposer un parcours de soin adapté et efficace aux personnes malades vivant à domicile, dans le cadre d’une réorganisation des services suite à évaluation" 

- Le Plan National Alzheimer 2008-2012 -

ARS (Agence Régionale de Santé)

http://www.ars.sante.fr

"Ce dispositif n’a pas vocation à s’adresser à toutes les personnes malades, mais uniquement à celles dont la situation sera jugée « complexe » :

Isolement social, refus de soins, conflits intrafamiliaux, pathologie psychiatrique…"

Depuis 2008, l'entreprise sociale Ologi à Rouen intervient dans l'accompagnement psycho-social de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et maladies apparentées, par le biais d'un nouveau métier : les "Alzamis"

http://www.ologi.fr

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*: lire l'article ci-dessous

"Repenser le maintien à domicile" :

  • Le maintien à domicile est l'objectif prioritaire de la politique de la vieillesse.
  • Quelle place pour les personnes âgées, et notamment pour les plus fragiles, celles qui ont des difficultés de vie quotidienne et cumulent, bien souvent, santé dégradée, isolement social et faibles ressources ?
  • Le vieillissement et la vieillesse, l'incapacité et le handicap, le domicile et le chez soi, l'aide professionnelle et le soutien familial, la coordination, l'évaluation, la formation, les politiques publiques, leur choix et leur financement doivent être repensés.

En outre, le questionnement sur les limites du maintien à domicile et sur ses coûts fait apparaître un déficit actuel des politiques publiques. 


On se restreint, de jour en jour, à une technique instrumentale, à un arsenal de dispositifs réglementaires et de procédures normalisées, au détriment d'une perspective éthique du maintien des personnes âgées dans leur cadre de vie et dans leur rôle d'acteur social. 

Il est urgent de repenser le maintien à domicile.

Sources: CRERA, Comité de réflexion éthique et de reconnaissance des aînés

http://association-crera.fr/crera-secteur-domicile.php

 


 

6) Réflexion!!

L'année 2015 fut marquée par des attentats qui ont touché notre pays, Paris, mais également de nombreux endroits de la planète.

"L’individu qui ne s’intéresse pas à ses semblables est celui qui rencontre le plus de difficultés dans l’existence et qui est le plus nuisible à la société..."

Dr Alfred ADLER

"Sens de la vie" (1933)

Dernier ouvrage d'Adler et comme le testament de ses idées philosophiques et psychiatriques. C'est un apport original et indéniable à l'évolution de l'esprit humain.

Ouvrage traduit par le Dr H. SCHAFFER en 1950, Éditions Payot, 1968

Préface:

M. LAIGNEL-LAVASTINE: Professeur et membre de l'Académie Nationale de Médecine

"Comme dans la vie de l'individu la vie des nations semble réclamer une plus intime collaboration et une meilleure compréhension entre les peuples. Des cendres de cette expérience si douloureuse que fut pour l'humanité la deuxième guerre mondiale renaît comme un phénix après ces années d'activité destructive le postulat inexorable du sentiment social. A ce monde qui désespère de ne pas trouver sa voie, Adler indique un sens de la vie."

Dr Herbert SCHAFFER

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Le terrorisme,

une « guerre psychologique »

Helene l heuillet psy

Hélène L'Heuillet

Philosophe, psychanalyste

 


 

7) Les "Mots" de Victor Hugo

le 05 septembre 1870

"Citoyens, j’avais dit : Le jour où la république rentrera, je rentrerai. Me voici.
Deux grandes choses m’appellent. La première, la république. La seconde, le danger. 


Je viens ici faire mon devoir.
Quel est mon devoir ?
C’est le vôtre, c’est celui de tous. 
Défendre Paris, garder Paris.

Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le monde.
Paris est le centre même de l’humanité. Paris est la ville sacrée.
Qui attaque Paris attaque en masse tout le genre humain.

Paris est la capitale de la civilisation, qui n’est ni un royaume, ni un empire, et qui est le genre humain tout entier dans son passé et dans son avenir. Et savez-vous pourquoi Paris est la ville de la civilisation ? C’est parce que Paris est la ville de la révolution.

Qu’une telle ville, qu’un tel chef-lieu, qu’un tel foyer de lumière, qu’un tel centre des esprits, des cœurs et des âmes, qu’un tel cerveau de la pensée universelle puisse être violé, brisé, pris d’assaut, par qui ? Par une invasion sauvage ? Cela ne se peut. Cela ne sera pas. Jamais, jamais, jamais !

Citoyens, Paris triomphera parce qu’il représente l’idée humaine et parce qu’il représente l’instinct populaire.

L’instinct du peuple est toujours d’accord avec l’idéal de la civilisation.

Paris triomphera, mais à une condition : c’est que vous, moi, nous tous qui sommes ici, nous ne serons qu’une seule âme; c’est que nous ne serons qu’un seul soldat et un seul citoyen, un seul citoyen pour aimer Paris, un seul soldat pour le défendre.

À cette condition, d’une part la république une, d’autre part le peuple unanime, Paris triomphera.

Je ne vous demande qu’une chose, l’union !
Par l’union, vous vaincrez.

Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments, soyez unis, vous serez invincibles. 
Serrons-nous tous autour de la république en face de l’invasion, et soyons frères. Nous vaincrons.

C’est par la fraternité qu’on sauve la liberté."

 « La question sociale reste. Elle est terrible, mais elle est simple, c'est la question de ceux qui ont et de ceux qui n'ont pas ! »

Hugo, dénonçant la ségrégation sociale

 


 

8) EPC

"L'Ecole de psychologie clinique et appliquée"

dispense un enseignement

dans le cadre d'une de ses spécialisations qui ne manque pas d'actualités:

"La psychotraumatologie"

"Acquérir des connaissances dans le domaine de la Psychotraumatologie.

Bénéficier de vrais outils pour le diagnostic, l'évaluation et la prise en compte du stress et du trauma, en particulier en cabinet.

Apprendre des techniques précises dans la gestion du stress et du trauma. 

Comprendre les processus entrainant le passage à l'acte qu'il soit délictuel, autoagressif ou criminel"

Formateur: Joel Allou

Il intervient comme formateur au sein du Centre d'Enseignement en Psychotraumatologie et Psychocriminologie

Centre dirigé par  Dorothée Philip, psychologue clinicienne et diplômée en criminologie et victimologie.

(Renseignements: www.epc-psycho.com)

 


 

1) LES MERCREDIS D’AUTISME 75

"Epilepsie et Autisme"

Rencontre du mercredi 3 février 2016

"Décrite, depuis longtemps, l’association entre autisme et épilepsie est maintenant clairement établie. En effet, pour ne faire que cette constatation de néophyte, souvent, la puberté chez les personnes avec autisme s’accompagne d’un début de crises d’épilepsie ou d’un renforcement de l’activité épileptique.

Qu’est-ce que l’épilepsie et quels en sont les facteurs de risques notamment chez les personnes avec autisme ? Quelles en sont les implications thérapeutiques et comment accompagner ces personnes atteintes de cette pathologie avec un maximum d’efficacité ?"

Les docteurs:

Michèle PESTRE, Neurologue Epileptologue

Lieu:

de 19h30 à 21h30 à la Maison des Associations au 11, rue Caillaux – 75013 Paris (Métro Maison Blanche).

Les « Mercredis d’Autisme 75 » sont des rencontres avec des professionnels, gratuites et ouvertes à tous (personnes avec autisme, familles, personnes attentives à ce type de handicap, professionnels et pré professionnels…).

Renseignements:

01 45 84 29 59

a75.siege@autisme75.org

http://www.autisme75.org

 


 

2) « Je ne sais quoi »

de Nathalie Joly (14/02/16)

Ce spectacle a été proposé par la Société Psychanalytique de Paris (SPP)

(Il a eu lieu au Théâtre Adyar, à Paris, dans le 7ème arrondissement)

"Des chansons de Yvette Guilbert et la correspondance de celle-ci avec Sigmund Freud"

http://www.spp.asso.fr

 


 

3) La violence

une réalité psychique et une réalité sociale

La violence, c'est faire preuve de force et de brutalité en pensée ou en action.

Elle s’exprime donc physiquement et/ou psychologiquement.

La violence est partout où il y a des êtres humains : dans la rue, dans le couple, à l'école, au travail, dans les institutions, dans la famille.

La crainte de la violence peut causer des angoisses, des troubles anxieux et des traumatismes sévères qui entrainent une certaine désorganisation du Moi sans pour autant permettre la mise en place de mécanismes de défense dits constructifs.

Problème de communication ?

La communication représente l’ensemble des interactions entre individus. Ces derniers, quel que soit l'âge, le sexe, le niveau social et intellectuel, l'appartenance culturel et cultuel, ont parfois des difficultés à exprimer leurs sentiments, leurs frustrations, leur incompréhension.

Mais doit-on s'exprimer par la violence?

Vivre en sécurité, un mythe ou une réalité possible!

La violence, sous toutes ses formes, doit être dénoncée car chacun a le droit de vivre en sécurité car la violence appelle la souffrance.

La notion de sécurité est très importante. Pour tout être humain, la sécurité, physique et/ou émotionnelle, représente un lien d’attachement sécure nécessaire à tout parcours de vie.

Que penser de la phrase prononcée par S. Freud en 1933, « Notre psychisme est entièrement dominé par la violence »?

Toujours est-il que le terme de « violence » ne figure pas dans les dictionnaires de la psychanalyse.

"L’angoisse devant un danger réel" est une terminologie utilisée par S. Freud dans le cadre de sa seconde théorie de l’angoisse : angoisse devant un danger extérieur qui constitue pour le sujet une menace réelle (Vocabulaire de la psychanalyse, Laplanche et Pontalis).

A lire!

"Malaise dans la civilisation" de Freud, 1930

EM, juin 2016

 


 

http://www.eric-marie-psycho-social.com